Les sorties officielles

Pour mon 1er article, voici quelques anecdotes, quelques photos et autres sur mon premier 24 heures.
-Je ne sais plus qui m'a glissé dans l'oreille la tenue de cette course, ce que je sais c'est que je n'ai pas hésité une seconde. Finisher sans trop de difficulté des 100 km de Steenwerck en 13h03, j'avais la conviction de pouvoir faire plus en distance ; j'avais même dans l'espoir de passé la barre symbolique des 150 km, c’était sans compter le profil particulier du parcours ...
- Le cadre : Le circuit se trouve dans le parc d'Olhain à proximité d'Houdain ; en arrivant, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la profil du parcours : 3 cotes bien ardues mais surtout une descente mortelle qui me fera souffrir comme jamais à la fin de l’épreuve... La preuve en image :

Les potes : La meute était essentiellement composée de membres de la confrérie des Horizons, d'UFOs, et d'autres amateurs de course de grand fond. Nous étions en tout 25, parmi les quels se trouvaient des habitués du grand fond.


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Dès le départ , l'ambiance était énorme. Les spectateurs nous acclamaient à chaque tour scandant nos prénoms inscrits sur nos dossards respectifs, mention spéciale pour les Rémois qui, assurément, n'eurent aucun soucis d'hydratation au cours de cette soirée.
Coté course, tout allait pour le mieux : le ravitaillement était parfait et même s'il manquait quelque chose, les tenanciers y remédiait des que possible. Ils prenaient par ailleurs le plus grand soin de vérifier la fraicheur des futs de bière fournie par un grand maître ravitailleur : chtilolo. Pour ma part, je respectais avec une précision qui m’étonnera longtemps les plans de passage que je m’étais concoctés. En fait, je m’étais fixé une fourchette de vitesse comprise entre 7,5 et 8 km/h. Cette fourchette était censée me conduire vers une distance totale comprise entre 181 et 193 km. Je tenais bon, respectais mes prévisions au 20ème tour, celui-la même que je clôtura au bout de 6h09 avec beaucoup de fierté et de fraîcheur physique.

Puis vint ce que j'attendais le plus : être seul, dans les bois ; j’éteignais volontairement dans les parties boisées la frontale qui me fut conseillée et profitais ainsi dans une intense émotion de ces moments que je trouve magiques. Je croisais de temps en temps les copains de course, chacun s'empressant de clamer son plaisir procurer par l’ambiance énorme de la course.

Le passage du 100ème kilomètre marqua la fin du parfait suivi de mes prévisions; c’était mon deuxième passage de l'année au delà du centième et malgré le fait qu'une heure me séparait de mes objectifs les plus fous, j'en étais fier. Il était un peu moins de 7h du matin, je profitais de la fraîcheur encore présente pour piquer quelques accélérations mais surtout me laisser emporter par l'émotion.
Le soleil se levait et mes craintes en ce qui concerne la chaleur s’avérèrent vraies : dès 8h00 du matin, la température grimpa brutalement.



Mon déclin coïncida avec le départ des 6h : une cohue indescriptible remplaça le calme de la nuit, ce que je supporta vraiment mal ... Le piètre sens de l'équilibre qui me restait me fit craindre les bousculades ; mes peurs de me faire balancer dans les fourrés me transformèrent en parfaite larve contemplatrice de l'épreuve reine : s' en était fini pour moi ; je ne parvins à avaler que quelques kilomètres supplémentaires et n'accomplis que 9 tours en 6 heures. De toute façon, la chaleur était devenue trop intense et j'avais déjà le sentiment d'avoir fait une bonne course, il n'y avait aucune raison de me détruire sur le parcours, notamment sur la terrible descente "toboggan".
La dernière demi-heure fut marquée par un tour d'honneur, nous applaudîmes sans cesse les participants du 6h qui nous le rendaient avec une intense ferveur : ma-gique. Ce tour d'honneur se termina sur l'estrade et sous les ovations du public, public qui bombardaient d’applaudissement chaque résultat kilométrique énoncé : y'a pas mieux pour flatter l'ego.



Durant l'épreuve j'aurais donc parcouru 139,422 km, mais surtout le principal : je me suis éclaté et je ne fut pas le seul. Longtemps on reparlera de l'ambiance de cette première édition des 24h de l'echo